III) L'attachement à l'autre

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1)L’habitude, la routine et l’amour peuvent ils coexister ensemble ?

Au bout d'un certain temps, le cerveau s'habitue aux décharges répétées d'endorphines. C’est ainsi que les amours les plus fous deviennent plus sages. On dit que ça durerait 3 ans. Ensuite l’état amoureux évolue, car même s’il n’y a plus de dépendance de l’un à l’autre, il reste l’ocytocine qui assure un état de plaisir et de bien-être.

Après les premières années donc, le processus chimique de l’amour perd de son intensité, le sentiment d’euphorie s’atténue. l’organisme s’est habitué aux hormones qui le dopaient, comme la phényléthylamine (hormone naturelle, de la classe des amphétamines) et la dopamine. Soit la personne “en manque” cherchera un autre partenaire pour retrouver cette phase, soit une autre étape pourra commencer : l’engagement à long terme. Les sentiments évoluent donc en attachement à l'autre.

Mais ce n'est pas un secret L'habitude tue l'amour !

Il est certain que l'habitude, la vie commune,  la connaissance même de l'autre, diminue souvent progressivement le sentiment amoureux jusqu'à ce que la brillante flamme du départ ne soit plus qu'une étincelle qui s'éteint un jour sans bruit.

Dans le système limbique du cerveau, la « lassitude amoureuse », correspond à une diminution de la stimulation du système de plaisir qui fonctionne peu à peu et de moins en moins souvent.

Les causes en sont multiples : diminution du nombre des rapports sexuels , des événements excitants comme les soirées, les sorties imprévues, les cadeaux ne sont plus au rendez vous , la disparition aussi du plaisir ressenti à conquérir l'autre . Tout cela contribue à un même effet : le système de récompense ne joue plus, n'étant plus activé. Par là même, c'est la stimulation de tout le système de plaisir qui diminue et avec elle la production des morphines naturelles. Cela alors même que le cerveau émotionnel en a le plus grand besoin.

Il se produit en effet avec les endorphines le même phénomène qu'avec toutes les morphines : l'accoutumance. C'est-à-dire que pour obtenir un même effet de joie, d'euphorie et de plénitude, la dose de morphiniques stimulantes doit être de plus en plus grande.

Or l'organisme ne peut sécréter des endorphines de façon illimitée : il atteint au bout d'un certain temps un palier maximal, qu'il ne peut dépasser alors que de façon exceptionnelle.

Le cerveau émotionnel connaît alors une phase de satisfaction progressivement décroissante. L'accoutumance précède l'habitude, qui précède l'ennui, qui précède la rupture d'avec le partenaire habituel pour en rechercher un autre qui stimulera à nouveau le système de plaisir.

À moins que l'on n'ait su compenser cette accoutumance aux endorphines par une stimulation régulière du système de récompense par le biais des synapses du plaisir. On sait que ces dernières fonctionnent, non avec des endorphines, mais avec de la dopamine. Celle-ci est une des principales catécholamines, hormones sécrétées par l'organisme, dans toutes les situations de stress.

Le stress doit être ici considéré dans son bon sens : une situation excitante pour le système nerveux et hormonal du corps. Danser, chanter, faire du sport, peindre, créer, découvrir des activités nouvelles ou des pays inconnus sont ainsi autant de stress positifs pour l'individu qui, amené à s'adapter ainsi à un nouvel environnement, sécrète alors des catécholamines excitantes pour son système de plaisir.

C'est pourquoi le secret d'un amour eternel est le renouveau, la surprise et les changements dans la vie ! Tout ceci est bénéfiques aux amoureux qui commencent à se lasser l'un de l'autre. Savoir combattre l'accoutumance de son système de plaisir, c'est donc savoir se servir de « ces petits riens qui font tout ».

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On appelle système limbique ( ou cerveau des émotions) le groupe de structures du cerveau qui sont le siège du comportement de l'être, notamment responsable de diverses émotions comme le plaisir ou la peur. C'est grâce à cette partie du cerveau que nous aimons !

 

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On situe généralement cinq organes principaux constituant le système limbique :
- l'hippocampe
- l'amygdale
- la circonvolution cingulaire
- le fornix
- et bien sur, l'hypothalamus.

 

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a)Les différentes hormones de l’attachement

Si l'amour fou des premiers temps ne se transforme pas en passion néfaste, il peut évoluer vers un attachement durable et plus calme. Les hormones qui coulaient jusque-là en abondance diminuent avec le temps, de la même manière qu'une drogue prise régulièrement fait de moins en moins d'effet. Mais, différence notable avec la drogue, l'amour n'est pas néfaste, et on n'éprouve en général pas le besoin de multiplier les doses : d'autres hormones comme l'ocytocine et les endorphines vont prendre le relais en douceur. Elles procurent un plaisir plus doux et plus durable, celui d'être ensemble et de construire dans la sécurité. Comment finissent les contes de prince charmant, déjà ? Ah, oui : "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants"

 L’ocytocine :

Baptisée "l'hormone de l'attachement" par certains scientifiques, car elle serait notamment secrétée chez toutes les espèces animales monogames, dès le premier rapport sexuel… Résultat de cette production hormonale : l'anxiété, le stress et autres tensions disparaissent. Le couple devient un moyen de rester zen. De plus Les femmes délivrent une grande quantité de cette hormone lors de l’accouchement, via les contractions utérines, comme c’est le cas lors de l’orgasme. C'est donc pour cela que nous sommes aussi attacher à notre maman !

Les endorphines

Avec le temps l'organisme développe une tolérance à la PEA et ne procure plus les effets que l'on connaissait au début de la relation, le cerveau commence à produire d'autres hormones : les endorphines (appelé couramment hormone du bonheur et fabriquées au niveau de l'hypophyse ). Ce sont des opiacés, semblables à la morphine (drogues calmante, sédative), qui font diminuer l'amour-passion et se développer l'amour-attachement. Ces endorphines apportent le calme, soulagent la douleur et réduisent l'anxiété. Le sentiment de bien-être qu'elles procurent se traduit par une relation affective très forte que l'on ne veut pas interrompre. C'est l'amour attachement, l'harmonie complète. Un bonheur tranquille qui peut durer des années, si on passe à travers le sevrage de phényléthylamine.

 

 

2)L’addiction amoureuse

 

a)En littérature


En littérature l’amour entre deux personnes, pourquoi lui et pas un autre, n’a pas vraiment d’explication. Dans « Tristan et Iseult », le roman écrit au Moyen-Age, les deux personnages boivent  un philtre d’amour qui ne leur était pas destiné. Fou amoureux l’un de l’autre, ils luttent contre leur folle passion, mais ne peuvent s'empêcher de se rencontrer en secret, malgré leur amour impossible. L'amour s'est emparé d’eux en dépit de leur raison, en dépit de leur volonté. Ils se séparent, s’éloignent pour échapper à leur destin mais Tristan meurs de douleur éloigné de son amante, quand elle apprend la fin tragique de l’homme qu’elle aime, elle succombe à son tour de chagrin. C’est donc un philtre magique qui aurait rendu les deux êtres fou d’amour ! Ils ne se sont donc pas séduit ni charmé, c’est le hasard qui les a rassemblé dans leur destiné, mais qui les aurai rendu accro ! 



b)Scientifiquement


Au même titre que la cigarette, le chocolat, voire les drogues dures, il est naturel que l'amour rende "accro". Reprenons le chocolat : en manger sécrète des endorphines, ces neurotransmetteurs dits "du bonheur". Plus on en engloutit , plus on en veut. Pareil pour l'homme ou la femme que l'on aime. On se colle, on se touche, on se frôle, on oublie les matchs entre copains, les commérages entre copines, on ne veut que l'autre et, de même, plus on en a, plus on en veut...

Une fois passée la phase d'excitation due aux catécholamines du « choc amoureux », le cerveau émotionnel s'installe dans un état que l'on pourrait qualifier d'euphorie-dépendance.

En effet, cette phase correspond, pour la personne amoureuse, à une période de bonheur liée à la présence de l'autre : à elle seule, elle suffit à donner une joie intérieure, tout à fait différente de l'excitation amoureuse initiale, faite de calme et de sérénité. Mais cette présence, de suffisante, devient peu à peu nécessaire, puis indispensable. L'absence de l'être aimé crée un état d'angoisse que seul son retour apaise ; les séparations, même temporaires, entraînent un état de malaise psychologique, fait d'ennui, d'anxiété, de désintérêt pour le monde extérieur, mais aussi physique : troubles de l'appétit, du sommeil, irritabilité et énervement. Seules les retrouvailles calment cet état, mais en revanche de façon remarquablement rapide, avec réapparition quasi immédiate de l'euphorie et du bonheur.

Tout cela représente l'exemple même du phénomène appelé la dépendance, c'est-à-dire un besoin sans cesse renforcé d'une drogue dont on ne peut plus se passer, tel qu'on l'observe chez les toxicomanes à la morphine.

Il faut se rappeler que le système limbique, avec en son sein le septum, centre de l'orgasme, fonctionne en grande partie avec des morphines endogènes. Ces endorphines qui voient leur sécrétion accrue lors de l'état amoureux, grâce à la stimulation du système de plaisir, entraînent la sensation d'euphorie ressentie par la personne qui a trouvé l' « élu de son cœur ». Saturant les circuits nerveux du système limbique, elles imprègnent de bonheur toute la vie affective de la personne. Mais, par voie de conséquence, ces circuits nerveux s'habituent à ce taux élevé d'endorphines, qui a tendance à diminuer spontanément en cas d'absence de l'être aimé (cette absence entraînant en effet une baisse de stimulation du système de plaisir). Cette réduction des endorphines circulant dans le système limbique provoque alors un « effet de manque » effets étrangement proches, bien qu'à un degré moindre, de ceux observés chez les toxicomanes en manque de drogue.

Comme chez eux, la recharge des synapses en substances morphiniques après une période de sevrage (lors des retrouvailles qui suivent une séparation, par exemple) provoque un effet plus vif que l'effet habituel : c'est le phénomène du « rebond ». Le manque de morphines sensibilise les récepteurs morphiniques du cerveau qui y étaient accoutumés, et leur réaction est plus forte lorsque la drogue est de nouveau administrée. Les endorphines sécrétées par le système limbique jouent par conséquent un rôle important qui a d'ailleurs été mis en évidence chez l'animal dans un autre sentiment d'amour exclusif, celui du tout-petit envers sa mère. Sa similitude avec le phénomène d'attachement affectif très puissant existant dans une relation amoureuse adulte réussie ne laisse que peu de doute quant à la place  qu'occupent les morphines endogènes  dans le mécanisme du bonheur amoureux : elle est fondamentale.

Il existe à ce moment une dépendance du système limbique à ses propres morphines. Le « lien » amoureux n'est donc pas seulement psychologique, il est aussi biologique. L'amour est une drogue.

 

 

b)Les aphrodisiaques, un artifice contre la routine?



Le terme aphrodisiaque désigne une substance ayant la capacité, en théorie, de stimuler le désir et d'améliorer les performances sexuelles.


-Le chocolat, le café


Tous deux contiennent des substances excitantes qui favorisent la sécrétion d'endorphine, hormone du plaisir. 

 

Le vin, le champagne:

Indispensables à tout dîner romantique, ils contiendraient également une substance aux actions désinhibantes. À consommer avec modération cependant.

 

Les épices


Outre cette magie de réveiller le goût d’un plat, on leur prête aussi le pouvoir de réchauffer l'organisme. Ainsi la moutarde renferme une substance qui stimule l’action des glandes sexuelles. Le piment, riche en vitamine C (vitamine de l’effort), active quant à lui la circulation et possède des propriétés vasodilatatrices et stimulantes du système nerveux. Le safran renforce l’appétit sexuel grâce à une hormone végétale aux vertus stimulantes et tonifiantes. Le coriandre, riche en phyto-estrogènes, est quant à lui plutôt réservé aux femmes sur lesquelles il exerce une action aphrodisiaque. Enfin le clou de girofle augmente l’afflux sanguin, et assure ainsi une meilleure irrigation des organes, sexuels notamment. 

 

Les plantes


Les tisanes n’ont pas que des vertus relaxantes ! Bien choisies, elles peuvent réveiller la sexualité. Ainsi, le thym agirait comme un stimulant général et la sariette aurait un effet sur la libido. Le romarin quant à lui activerait la circulation sanguine.

Le gingembre


Utilisé depuis la nuit des temps, le gingembre a des vertus vaso-dilatatrices, excellentes pour les hommes. 

 Le Yohimbe  d'Afrique Tropicale

On utilise l'écorce qui contient un alcaloïde de la "Yohimbine" aux propriétés efficace au niveau des organes  génitaux .  La   dilatation des critères génitales entraîne chez l'homme une très forte érection, et chez la femme une   dilatation des tissus essentiels. D'autres études attestent son efficacité pour retarder l'évacuation du sang hors du  pénis et les éjaculations  précoces. Cependant,à  forte dose, ce  stimulant aphrodisiaque  peut  être  toxique,  c'est la raison pour laquelle, il est disponible en pharmacie uniquement  grâce  à une ordonnance médicale.

 

Muira puama: un aphrodisiaque du Brésil

Il agit non seulement sur la libido et les performances sexuelles mais egalement sur la forme phyique, le tonus en général.

 

 

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